Incubateurs et instigatrices

Hanna Marie, membre de l’équipe de l’ACT, a rendu visite aux femmes incroyables qui ont participé au Projet de Développement Communautaire III – et a constaté de ses propres yeux comment elles ont été instigatrices de la transformation que la communauté a entreprise et s’est appropriée.

Nous avons demandé à Hanna Marie de nous faire part de ses pensées sur ses aventures dans le Sud :

Début mars 2022, j’ai eu le plaisir de faire connaissance avec le Projet de Développement Communautaire de l’ACT (PDCIII) dans le gouvernorat de Gabès. Cela allait être ma première visite dans la région et j’avais hâte de voir ce que j’allais découvrir.

 

Le PDCIII est mis en œuvre dans plusieurs communautés différentes. Il s’agit d’un travail avec une coopérative d’une douzaine de femmes. Pour y entrer, les participantes doivent être motivées pour travailler les unes avec les autres.

 

En visitant les lieux différents, j’ai constaté à quel point elles étaient engagées dans l’aide pour leur communauté. J’ai appris que chaque personne doit prendre au sérieux la partie dont elle est responsable afin que le travail soit bien accompli – avoir une confiance mutuelle est un aspect essentiel de la coopération entre celles qui sont impliquées.

 

En visitant le premier site, j’ai bien fait attention pour voir comment le travail était partagé entre les femmes. C’était formidable ; la vive émotion qu’elles éprouvaient en apprenant à maîtriser l’élevage de volailles était perceptible pour tous).

 

Une des femmes avec qui j’ai eu l’occasion de discuter m’a dit que le succès du projet pouvait être attribué en partie à l’emploi qu’elles font de de la technologie moderne qui a rendu le processus d’élevage plus prévisible. Par exemple, la température des œufs utilisés dans l’élevage des poulets est un élément important, car ils sont très vulnérables et cela peut donc poser de sérieux problèmes, surtout dans la chaleur et l’aridité du désert où se trouve Menzel Habib. Avec l’emploi d’un incubateur qui peut réguler la température, et que l’ACT a aidé à fournir, la température pouvait être plus régulière.

L’ACT remercie nos partenaires Swisscontact pour leur excellente formation – 12 jours de formation pratique sur une période de trois mois – associée à la fourniture d’équipements et de matériels par l’ACT. Merci aussi au CRDA local qui a assuré le succès de ce projet.

En conséquence, le groupe est capable de traiter beaucoup plus d’œufs que cela aurait été possible sans une telle machine. Cette plus grande production les place désormais devant deux options : partager le revenu supplémentaire entre elles ou l’investir pour l’avenir.

 

J’ai quitté ces femmes saisie par la joie que chacune tirait de la réussite de ses activités dans le cadre de ce projet. J’ai été heureuse d’apprendre que cette coopérative n’était pas la seule en son genre, mais qu’il en existait plusieurs. Quel privilège d’avoir l’opportunité de les rencontrer plus tard dans mon voyage !

 

En visitant les autres groupes de travailleuses agricoles, j’ai été témoin du même enthousiasme vécu avec le premier groupe. Malgré mes compétences linguistiques limitées, je pouvais comprendre que ces femmes étaient bien impliquées dans leur travail et prêtes à continuer si elles en avaient l’occasion. Il n’est pas difficile d’imaginer la motivation qui naît quand on voit des résultats concrets du travail acharné qu’elles ont fourni.

En fin de compte, j’ai été très impressionnée par la façon dont ces groupes de femmes motivées et inspirantes ont trouvé une solution qui leur fournit à la fois un revenu pour elles-mêmes et des opportunités élargies pour leurs familles grâce à l’élevage de volailles. En modernisant légèrement l’équipement de leurs élevages de poulets, elles peuvent désormais élever un nombre de poussins et de poulets beaucoup plus important qu’auparavant.

 

Cela, combiné au travail acharné, au dévouement et à la capacité de ces femmes à se responsabiliser et à coordonner leurs efforts, me laisse entrevoir un avenir meilleur et plus optimiste.