Apporter la lumière à la jeunesse

En 2012, la fièvre qui a suivi la révolution s’était emparée de tout le monde. C’est ainsi que trois amis constatant que le chômage était un grand obstacle à la croissance, à cause du grand nombre de jeunes n’ayant pas les compétences nécessaires pour trouver un emploi, ont décidé d’agir. Nour el Hayat était né.

Nous voulons faire quelque chose pour la Tunisie.

La révolution de jasmin en 2011 a ouvert la possibilité de changements encore jamais vus en Tunisie. La jeunesse était particulièrement réjouie de découvrir ses nouvelles libertés et opportunités.

Nour El Hayat (NEH) se décrit comme « une organisation à but non-lucratif tunisienne qui soutient les personnes jeunes dans leur lutte contre la résignation sociale, qui tente d’augmenter le potentiel de la jeunesse tunisienne et de développer l’initiative individuelle. »

Nour el Hayat veut dire lumière de la vie. Et c’est exactement ce que l’association essaie d’apporter aux jeunes qu’elle soutient, entraine et équipe. Son objectif est que les jeunes défavorisés aient de meilleurs moyens de subsistance, qu’ils croient en leur avenir.

En partant de ce qu’ils connaissaient – formation et animation autour du foot– les fondateurs ont organisé une série d’activités dans des écoles du Nord-ouest entre 2012 et 2013. C’est à ce moment-là que l’ACT est devenue l’un de leurs partenaires. Elle n’a cessé depuis de suivre avec joie leur croissance.

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L’ACT a apporté son soutien à NEH en l’aidant avec la rédaction en anglais des propositions de projet, mais aussi pour faciliter des contacts et mises en réseau.

« NEH voit l’ACT comme digne de confiance, » dit le chef de projet Ahlem Rabah. Elle fait partie de l’équipe depuis un an et demi, et a supervisé l’achèvement du projet d’origine de NEH en partenariat avec Vision Hope International.

Alors que s’ouvre une nouvelle phase, Ahlem, les formateurs et l’ACT sont ravis de participer à « la croissance de NEH ».

Et maintenant ?

Avec deux nouveaux projets qui commenceront bientôt, l’association NEH est bien consciente des défis qu’elle est susceptible de rencontrer.

Visant les 15 et 25 ans, les formateurs s’occuperont des personnes choisies pour faire partie d’un programme de formation aux compétences de vie quotidienne et d’emploi, en passant par les bases de l’entrepreneuriat. Quelques participants seront choisis pour recevoir une bourse leur permettant de commencer leur propre microentreprise.

Grâce à son expérience antérieure, Ahlem a soit de de voir la formation par des pairs prendre un grand rôle dans ces projets. « [Elles] ont vu beaucoup de succès dans le passé, en particulier avec l’entrepreneuriat de jeunes. » Ce qui correspond bien à un projet qui cherche à transformer la vie de 900 jeunes de communautés marginalisées des régions de Béja et Djendouba.

« La création d’emplois est un grand défi pour les autorités locales, » dit Ahlem.

Nous savons maintenant ce qui marche, et ce qui ne marche pas. Le transfert de connaissance est très important aujourd’hui.

Des communautés entières ont la possibilité d’être transformées par cette initiative. Un seul jeune qui en impacte quelques autres, qui à leur tour en impactent quelques autres… l’onde de changement atteignant peu à peu toute la société civile jusqu’à devenir une réalité pour la jeunesse tunisienne de toute la région.

L’ACT est honoré de prendre part à une telle vision.

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